La jeune fille pauvre...

Dans une petite ville vivait une jeune fille très pauvre. Seule avec sa mère, elles vivaient chichement de petits travaux artisanaux. Elle était très complexée de ne jamais pouvoir porter de jolis vêtements ou le moindre bijou.

Le Noël de ses 18ans, sa mère, pour la première fois lui remis une bourse avec un peu d’argent en lui disant de s’offrir ce dont elle avait envie.

 

En se dirigeant vers les magasins, la bourse serrée dans la main, elle n’osait regarder les passants. Elle se disait tristement : « Je ne pourrais jamais me promener ici la tête haute ; je suis la fille la plus minable de l’endroit. » Apercevant alors le jeune homme qu’elle aimait en secret, elle se demanda avec mélancolie qui serait son cavalier au grand bal de Noël.

 

Elle arriva devant une vitrine pleine de toutes sortes de parures. Elle entra et tomba en arrêt devant le rayon des barrettes. Un vendeur s’approcha : « Quels jolis cheveux blonds…essayez cette fleur vert pâle, elle vous irait à merveille. » Il lui tendit un miroir. Elle ne s’était jamais vue ainsi : rayonnante, comme si la fleur l’avait transformée en ange ! Sans hésiter elle ouvrit sa bourse et acheta l’ornement. Ivre de joie, elle ramassa sa monnaie et se précipita dehors, heurtant un Vieil homme qui venait d’entrer. Elle crut l’entendre l’appeler, mais, trop excitée, elle poursuivit son chemin les pieds touchant à peine le sol.

Lorsqu’elle revint à elle, elle se trouvait dans la grand rue et entendait les gens s’exclamer : « Je ne savais pas qu’il y avait une aussi jolie fille dans cette ville. »

Elle croisa de nouveau le jeune homme, il l’arrêta pour lui demander : « Me feriez-vous l’honneur d’être ma cavalière au bal ce soir ? »

 

Transportée de bonheur, la jeune fille se dit : « Pour une fois je vais faire des folies. Je retourne m’acheter un autre cadeau avec la monnaie qui me reste. »

A peine eut-elle franchi la porte du magasin que le Vieil homme lui dit : «  J’étais sûr que vous reviendriez ! Quand vous m’avez heurté votre barrette est tombée… »

 

Ainsi s’achève cette histoire. La jolie pince à cheveux n’avait pas dissipé toute la tristesse de la vie de la jeune fille, mais une nouvelle confiance en soi l’avait transformée.

 

 

 

D'après : "Le bonheur selon Confucius", un très joli livre de Yu DAN, aux éditions Belfond